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54ème Anniversaire de la Révolution Algérienne


Secteur de l'Energie :

L'Algérie est un pays riche en hydrocarbures. Son domaine minier qui s'étend sur 1 488 717 Km² demeure largement sous-exploité. Ses réserves prouvés (en hydrocarbures) de l'ordre de 45 milliards de Barils en équivalent pétrole et sa position géographique lui confère un rôle déterminant dans l'approvisionnement énergétique de l'Union Européenne. Après le gaz, l'électricité produite en Algérie dans le cadre d'un Méga Projet de central électrique de puissance de 2000 MW alimentera bientôt les foyers européens.

a) Hydrocarbures :

4 grandes régions

  • L'est du Sahara possède des gisements connus de pétrole et de gaz, et recèle encore un bon potentiel de découvertes ;
  • Le centre du Sahara est considéré comme gazifière (gisements d'importance variable) mais oú de récentes découverte de pétrole permettent d'espérer d'autres développements ;
  • L'ouest du Sahara est surtout considéré à gaz, mais ses ressources demeurent pratiquement inconnues ;
  • Dans le nord de l'Algérie, malgré des découvertes de pétrole et de gaz de petite taille, le potentiel pétrolier n'a pas encore été révélé du fait d'une géologie complexe.

La compagnie nationale algérienne SONATRACH dispose du monopole dans les domaines de l'hydrocarbure. Toutefois il a la possibilité de s'associer avec des sociétés étrangères dans le cadre de contrats ou de joint-ventures pour la conduite de ses activités.

L'Algérie se dotant d'importantes infrastructures et disposant des réserves conséquentes estimées à un minimum de 45 milliards de barils équivalent pétrole, occupe le troisième rang parmi les pays producteurs de pétrole et le 12ème rang mondiale.

  • Les réserves en hydrocarbures découvertes en Algérie à ce jour sont renfermées dans un peu plus de 200 gisements de pétrole et de gaz

    • 73 sont situés dans le bassin d'Illizi
    • 57 dans les bassins du Sahara central
    • 34 dans les bassins de Ghadames-Rhoude Nouss
    • 31 dans le bassin de Oued Mya
  • Sur les réserves initiales en place prouvées d'environ 10 milliards de mètres cubes d'hydrocarbures liquides, seuls 25 % d'entre elles sont considérées récupérables avec les procédés d'exploitation actuels. La moitié de ces réserves de pétrole récupérables a déjà été produite.

Le raffinage du pétrole occupe une place prépondérante dans le secteur industriel. Un réseau dense de distribution de carburant, gaz et d'électricité couvre l'ensemble du territoire national. Deux gazoducs relient le Sahara à l'Europe en traversant la Méditerranée, entre la Tunisie et l'Italie pour l'un, le Maroc et l'Espagne pour l'autre.

Le réseau de transport de SONATRACH est évalué à un peu plus de 13 000 Km, répartis en 14 oléoducs et 11 gazoducs totalisant respectivement 5773 Km et 7419 km. La capacité de transport du réseau de canalisation de SONATRACH au nord de l'Afrique est de l'ordre de 101.32 milliards de mètre cube de gaz, de 12.52 millions de GPL et de 79.44 millions de brut et de condensant.

b) Mines

Le sous-sol algérien est riche en minerais de toutes sortes : fer, phosphates, zinc, uranium, tungstène, houille, manganèse, plomb, mercure, baryte, sel… Aux gisements se sont ajoutés l'or, le wolfram, l'étain, l'argent, les pierres précieuses. Plus d'une trentaine de minerais sont recensés. Mais le secteur minier, qui gère 32 sites, 26 carrières et 8 usines de traitement, représente moins de 1 % du PIB du pays. L'année 2002 a vu l'accélération des réformes institutionnelles pour adapter le secteur des mines aux nouvelles exigences économiques et mettre en place des formules plus audacieuses d'ouverture au partenariat.

Le secteur offre nombre d'atouts : un potentiel de 2.4 millions de Km², une géologie variée, un cadre fiscal incitatif, des ingénieurs et techniciens qualifiés, un réseau de canalisations et des infrastructures portuaires.

Le secteur minier national se compose d'un secteur public et d'un secteur privé. L'administration chargée des mines ayant pour mission l'élaboration des politiques générales, du programme de l'Etat et de la surveillance du domaine minier et para minier. L'Algérie a adopté le 03 Juillet 2001 une nouvelle loi minière qui encourage l'investissement des nationales et des étrangères dans ce secteur de l'activité économique. Cette loi marque une étape importante dans le processus de libéralisation de l'économie et témoigne de la réelle volonté découverte aux investissements étrangers.

c) L'électricité :

SONELGAZ dispose d'une capacité de production d'une puissance de 6000 MW. Un méga projet de 2000 MW dont 1200 MW destinés à l'exportation vers l'Europe est en cours de concrétisation en partenariat entre SONATRACH, SONELGAZ et un consortium de firmes internationales surtout européennes. Pour conforter ce projet, deux accords ont été conclus avec l'Espagne et l'Italie pour mener les études de faisabilité par la réalisation des interconnexions électriques directes avec en perspectives un second projet de 1000 MW qui reliera l'Algérie à la Sardaigne. SONELGAZ a un programme d'investissements de 10 milliards de Dollars US à réaliser pour le doublement de la puissance installée.

La production d'électricité a progressé de 40 % en 10 ans. La quasi-totalité du territoire algérien est électrifié. Il a été développé, pour les besoins d'électrification, plus de 36 entreprises publiques locales et une entreprise nationale. Plus de 4.5 millions de ménages sont abonnés au réseau électrique de SONELGAZ. La consommation d'électricité haute tension a augmenté en une décennie respectivement de 24 % et 29 %.

Les investissements globaux pour la période de 2000-2010 sont estimés à hauteur de 10 milliards de dollars US dont 48 % seront assurés par des financements privés alors que les dotations budgétaires ne dépasseront pas les 11 %.

La libéralisation du secteur de l'industrie électrique en Europe offre incontestablement des opportunités à l'Algérie pour passer de pays exportateur de l'énergie primaire à celui d'exportateur de l'énergie finale (électrique générée du gaz) .

La production de l'électricité a atteint le niveau de 30 885 Gwh en 2004, alors qu'elle était de 29 192 Gwh en 2003, soit une croissance de 5.8 %. La puissance installée globale du parc de production d'énergie électrique est de 6 732 Mw en 2004 contre 6 468 Mw en 2003 (soit +4.1 %). (Source de ce paragraphe: ONS, Alger, Décembre 2005)

d) Autres énergies (renouvelables) :

  • L'énergie éolienne

    L'Algérie a un régime de vent modéré (2 à 6 m/s). Ce potentiel énergétique convient parfaitement au pompage de l'eau, particulièrement sur les hauts plateaux.

  • L'énergie géothermique :

    Plus de 200 sources sont répertoriées dans la partie nord de l'Algérie dont 33 % ont des températures supérieures à 45° C. Biskra possède des sources à hautes températures pouvant atteindre 118° C.

  • L'hydroélectricité :

    Les quantités globales de pluies en Algérie sont importantes et estimées à 65 milliards de m3 mais profitent peu au pays en raison du nombre réduit de jours de précipitation concentrée sur des espaces limités, ce qui entraîne une forte évaporation et une évacuation rapide ver la mer. Schématiquement, les ressources de surface décroissent du nord au sud. On évalue les ressources utiles et renouvelables à environ 25 milliards de m3 dont près de 2/3 pour les ressources en surfaces. Actuellement 103 sites de barrages sont recensés et plus de 50 sont en exploitation.

  • La biomasse :

    Le potentiel de la forêt est évalué à environ 37 millions de TEP (Tonnes Equivalent Pétrole) avec un potentiel récupérable de l'ordre de 10 %. Le potentiel énergétique des déchets urbains et agricoles : 5 millions de tonnes ne sont recyclés. Ce potentiel représente un gisement de l'ordre de 1.33 millions de TEP/an.