Source : MAE, lundi 19 janvier 2009
Une exposition d'art plastique regroupant les oeuvres de l'artiste Kerkebane-Sahraoui Karima, sous le thème "Ghaza. Le cri silencieux", s'est ouverte dimanche soir à la galerie Mohamed Racim (Alger).
Comprenant une cinquantaine de tableaux réalisés selon la technique du fusain, la collection a pour but, selon la plasticienne, qui a privilégié le dépouillement du noir et du blanc, de "témoigner d'une manière poignante de l'indicible drame que vivent actuellement nos frères Palestiniens de la Bande de Ghaza".
"Je veux aussi, à travers cette exposition, transmettre un message de solidarité aux enfants de Ghaza et leur dire que je ressens ce qu'ils ressentent", a confié Kerkebane-Sahraoui Karima qui a opté pour le style figuratif "pour mieux exprimer les souffrances endurées par les habitants de Ghaza, particulièrement les enfants et les femmes".
"L'art de l'exposante se rapproche de l'Arte Povera, qui se fonde sur la conscience politique et sur le principe de la +pauvreté de l'art+", a écrit M. Mustapha Bouamama, docteur en histoire de l'art, dans le catalogue de présentation de l'exposition, ajoutant que son art, par moments, se rapproche du conceptualisme.
"Le trait épuré de Karima, c'est la roquette (...) du résistant palestinien. Tous deux affrontent une tâche incommensurable. L'artiste doit exprimer l'inexprimable vécu de la population de Ghaza, tandis que le défenseur palestinien combat avec un armement modeste, comparé à celui de l'armée ennemie", a conclu le critique d'art.
L'inauguration de l'exposition, dont le produit de la vente des tableaux sera intégralement versé au profit des enfants de Ghaza, a eu lieu en présence de Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture.
Dans une brève déclaration, Mme Toumi a mis en exergue la solidarité "agissante" de l'Algérie avec les habitants de Ghaza, "et ce dès les premiers moments de l'agression sioniste".
"Les artistes algériens, à l'instar de tout le peuple, expriment, à travers cette exposition, leur solidarité avec leurs frères palestiniens", a indiqué la ministre de la Culture, ajoutant que "la Révolution algérienne a été une école de la résistance".