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Une intarissable source d'inspiration pour les peintres occidentaux :

A la recherche de l'Orient et de ses mystères, du soleil et de la lumière, les artistes occidentaux ont sillonné le Levant ou l'Afrique du Nord.

A 19e siècle et au début du 20e siècle, c'est, en fait, une vision et une découverte exceptionnelles d'un autre monde, d'une autre civilisation.

L'Algérie a toujours fasciné les étrangers qui l'ont connue suscitant enthousiasme et convoitises, conquêtes et occupations.

Mais pacifistes et sincères, de nombreux artistes n'avaient pour armes que leurs crayons et pinceaux. Une source d'inspiration inépuisable a permis à des dizaines de peintres venus des quatre coins du globe d'immortaliser la « prodigieuse diversité des sites et des atmosphères »

Les artistes reporters français de la « conquête » de 1830 d'Horace VERNET à RAFFET comme ceux plus curieux et neutres venus de Suisse, d'Allemagne ou de Grande Bretagne, William Wyld, Adolph Otth ou Weidenmann font connaître le littoral et le Sahel grâce a leurs études, les #66CC99relles, gravures et toiles d'un intérêt scientifique ou doctrinaire.

La fulgurante apparition des « femmes d'Alger » en 1832 de Delacroix annonce les maîtres Chassériau, Fromentin ou Chataud qui font de l'Algérie la terre d'élection des peintres. Dans les années 1860 certains se lancent dans l'étude du sud et des nomades.

D'autres épris d'authenticité et de liberté s'engagèrent totalement tel Dinet qui se convertit à l'Islam ou Verschafelt qui épousa une musulmane. Tous s'établirent à Boussaâda, illustrant la vie algérienne Boussaâda et Biskra ont été les oasis accueillantes pour de nombreux peintres orientalistes français et américains (Bridgman, Thericat, Muller ou Edvin Lord Weeks).

On découvre la féerie de la lumière, l'espace, la fantaisie, la danse et les couleurs vives tant de la cote méditerranéenne que des Ksours à la lisière des immensités désertiques.

L'hommage à la capitale El Djezair et aux paysages algériens est rendu par de nombreux artistes avec leur sensibilité de poète. C'est ainsi qu'Eugène Fromentin décrit et peint « le grand mystique et beaucoup du charme disparu » de cette nature et de ces trésors archéologiques.

Rappelons également l'étrange ensorcellement provoqué par la Casbah et le port d'Alger qui inspire tant d'artistes.

Jules Maggy avec sa marine exposée au musée des beaux arts d'Alger, Poulard, Caillet ou l'américain Bridgman ont parmi tant d'autres, consacrée de nombreux tableaux à la cité méditerranéenne surnommée la « bien gardée ».

Avec la douceur de leur climat, Tlemcen, Annaba ou Bejaia attirent les Italiens, Alger les Anglo-Saxons.

A partir de 1907 une villa « Médicis » à Alger, la villa Adeltif accueillera annuellement des artistes de France jusqu'en 1960 : Couvy, Carré, Bouviolle, De Buzon, Bouchard ou Hambourg y sont séjournés.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l'Algérie continuera de fasciner les peintres européens mais l'orientalisme teinté d'exotisme d'antan n'est plus de mise.

Les nouvelles tendances artistiques expriment d'une autre façon cet extraordinaire attrait comme l'a fait magistralement Dubuffet, l'initiateur de l'art brut avec sa toile intitulée « Peindre en Arabe ».