Bien avant l'indépendance la peinture algérienne d'inspirations occidentales est remarquable avec Abdelhalim Hemche, Azouaou Mammeri ou plus tard Mohamed Bouzid, Bachir Yelles et Ali Khodja.
Par ailleurs, les miniatures et l'enluminure algérienne prennent un essor particulier grâce aux RACIM. Il faut souligner le rôle de Mohamed Racim dans la sauvegarde des valeurs authentique de l'Algérie. Dès lors de son école s'épanouit avec ainsi Mohamed Temmam, Mohamed Ranem, Hammimouna ainsi que les nouvelles générations qui puisent dans cet art leur inspiration et leurs techniques.
La tendance figurative est certainement redevable aux anciens artistes. Chacun a sa manière, Racim ou Dinet, ont particulièrement influencé ce mouvement attaché aux tradition ou aux valeurs de la société et de la vie quotidienne.
Baya ou Benaboura illustrent la peinture dite naïve qui reflète l'âme algérienne Zimirli, Samson, Abdoun et bien d'autres se rattachent également à cette impression d'une fraîcheur et d'une simplicité étonnante.
Plus élaborée, la création d'Issiakhem apporte une énergie nouvelle qui ouvre la voie aux recherches plus abstraites de Khadda, Mesli, Benanteur et Guermaz.
Mentionnons enfin, plusieurs mouvements artistiques qui ont fleuri à travers les différentes régions de l'Algérie comme ceux de l'art brut, ou d'« El Aouchem », et des " Essebaghines"… avec Hakkar, Ammar Bouras, Zineb Sedira, Samta Benyahia, etc.…
Dalila Orfali conservateur du musée des beaux arts d'Alger a analysé ainsi les dernières années de la peinture algérienne : « La dernière décennie s'est caractérisée par un approfondissement de ces tendances…
La dominante qui caractérise les années 90 à 2000 pourrait se définir comme une relance importante de l'activité artistique du pays, où prédomine la techniques des individualités. Ainsi a-t-on pu noter un regain d'intérêt pour une figuration qui n'a plus rien de symbolique…
Parmi les représentants de ce mouvement, citons Djemaï, Bourdine, Hafidh, Heinen-Ayech, Chegrane.
Par ailleurs, la jeune école de peinture s'implique dans tous les coins de la planète, drainant une vision où s'allient malgré elles, les constantes de l'héritage historique et culturel (compositions avant-gardistes, arts éphémères, etc.…)
Ce sont également des femmes qui n'hésitent pas à se prononcer courageusement à travers leurs écrits dans les moments les plus difficiles, alors que d'autres se taisent, au début des années 90 :
- Malika Modadem : « L'Interdite » en 1990
- Mina Bouraoui : « La Voyeuse interdite » en 1991
- Leila Sebbar : « Le silence des Rives » en 1993
- Assia Djebbar : « Loin de Médine » en 1992
Nadia Ghalem est édité au Canada, d'autres le sont à Paris ou à Damas.
Les arts plastiques offrent un panorama multiple, accessible à chacun, dans des domaines aussi variés que celui de la miniature et l'enluminure (Racim, Temmam, Bendebbag, Ghanem, Sahraoui), du figuratif (Yelles, Baya, AliKhodja ou Houamel), de l'abstrait (Issiakhem, khadda, Mesli, Guermaz, Hakkar…). C'est justement l'abstrait qui connaît de plus en plus l'engouement de la part de ceux qui tentent de montrer l'insondable.
De nombreux peintres se consacrent à la représentation des paysages : Abderrahman, Sahouli, Nedjar Ben cheikh, Zermane, Hamchaoui ou Chaouane.
A la recherche d'une expression picturale bien algérienne, certains sont autodidactes, des « réalistes naïfs » ou photographes.
Une nouvelle génération d'artistes (Sid Ahmed Chabane, Slimane Ould Mohamed, Amar Bourras, Yahia Abdelmalek, Myriam Ait Chehara, Reda Tebib…) viendra enrichir la langage artistique des années 1980 par rapport à de nouveaux, tels que poudres, riches goudrons, peaux végétaux, plastiques, bois, cartons… élaborant un art imprégné des technologies modernes ; il est difficile de trouver une quelconque référence directe au paysage de la ville (Nadia Laggoune : « Alger dans la peinture ».