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54ème Anniversaire de la Révolution Algérienne


Avis de décès


L'Ambassade d'Algérie a Hanoi a le regret d'annoncer le décès le dimanche 1er mai 2005 de Tewfik Abada ex-Ambassadeur d'Algérie à Hanoi des suites d'une crise cardiaque. Doté de grandes qualités humaines, il laisse le souvenir d'un brillant diplomate accomplissant son devoir avec dévouement et compétence. Que les personnes l'ayant connu parmi ses amis vietnamiens et membres du corps diplomatique aient une pensée pieuse pour la mémoire du défunt.




Hommage à Mr. Tewfik Abada


Hommage à au frère, Toufik ABADA, ex-Ambassadeur,

Directeur des pays d'Europe centrale et Orientale.

Ministère des Affaires Etrangères

A Toufik, mon frère.

Hormis en administration, je n'ai pas l'habitude d'écrire. L'écriture est un acte tellement douloureux pour s'essayer impunément à ce genre d'exercice particulièrement en pareille circonstance où la douleur submerge tout, dévouant en leur vanité dérisoire, les choses de la vie. Il faut avoir du caractère pour ne pas écrire, mais là j'avoue franchement que j'en manque terriblement. Connaissant ton humilité bien réelle, je sais que tu n'aurais pas apprécié que l'on parlât de toi. Mais là encore, j'enfreins allègrement sachant que tu comprendras, parce que tu as toujours été capable de comprendre mais jamais de juger. Le désir de parler de toi était trop grand, trop irrépressible pour essayer extirper cette douleur en moi et surtout pour que tu ne partes pas comme ça, laissant ceux qui t'aiment orphelins de ton amitié particulièrement en ce jour printanier de premier mai, mois de tous les oliviers et de toutes les fleuraisons. Tu étais, pour tous ceux nombreux qui t'ont connu et apprécié, un être d'une haute exigence morale doublée d'une exquise urbanité et d'une subtile culture, tout entier voué à partager et à l'écoute d'autrui. Comme tant d'autres, j'ai eu l'honneur de travailler avec toi, J'en garde un délicieux et impérissable souvenir. tu étais incapable d'autorité et encore moins d'autoritarisme. L'échange et la concertation étaient au cœur de ta démarche autant humaine que professionnelle. A la relation hiérarchique tu préférais nettement la poétique de la relation fondée sur une esthétique de la fraternité. II y'avait en toi une telle mitoyenneté humaine et un tel mépris des préjugés que ton absence est déjà durement ressenti par tous. A l'instar de ton aîné feu Wahib, tu avais l'Algérie au cœur et aux tripes. Sabri, Hakim, Hocine, Fouzia, Fatiha, Djamel, Smail, Nori, Rachid, Hamid, Ammar, Abdelatif, Farida, Kheira, Ahmed, Mourad et j.'en oublie pardonnez-moi auraient pu parler de toi. Avec coeur et certainement avec plus de talent. S'ils le permettent, ces quelques mots sont aussi d'eux pour toi. Je voudrais dire à ton épouse et à tes filles, Amina et Wahiba, qu'elles ne seront jamais seules. Que nous sommes là. Et qu'elles sont parmi nous, pour toujours.

Un Ami