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L’Ambassade d’Algérie a Hanoi a le regret d’annoncer le décès le dimanche 1er mai 2005 de Tewfik Abada ex-Ambassadeur d’Algérie à Hanoi des suites d’une crise cardiaque. Doté de grandes qualités humaines, il laisse le souvenir d’un brillant diplomate accomplissant son devoir avec dévouement et compétence. Que les personnes l’ayant connu parmi ses amis vietnamiens et membres du corps diplomatique aient une pensée pieuse pour la mémoire du défunt.
Hommage à Mr. Tewfik Abada
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Hommage à au frère, Toufik ABADA, ex-Ambassadeur,
Directeur des pays d'Europe
centrale et Orientale.
Ministère des Affaires Etrangères
A Toufik, mon frère.
Hormis en administration, je n'ai pas l'habitude d'écrire. L'écriture est un
acte tellement douloureux pour s'essayer impunément à ce genre d'exercice
particulièrement en pareille circonstance où la douleur submerge tout,
dévouant en leur vanité dérisoire, les choses de la vie. Il faut avoir du
caractère pour ne pas écrire, mais là j'avoue franchement que j'en manque
terriblement. Connaissant ton humilité bien réelle, je sais que tu n'aurais
pas apprécié que l'on parlât de toi. Mais là encore, j'enfreins allègrement
sachant que tu comprendras, parce que tu as toujours été capable de
comprendre mais jamais de juger. Le désir de parler de toi était trop grand,
trop irrépressible pour essayer extirper cette douleur en moi et surtout
pour que tu ne partes pas comme ça, laissant ceux qui t'aiment orphelins de
ton amitié particulièrement en ce jour printanier de premier mai, mois de
tous les oliviers et de toutes les fleuraisons. Tu étais, pour tous ceux
nombreux qui t'ont connu et apprécié, un être d'une haute exigence morale
doublée d'une exquise urbanité et d'une subtile culture, tout entier voué à
partager et à l'écoute d'autrui. Comme tant d'autres, j'ai eu l'honneur de
travailler avec toi, J'en garde un délicieux et impérissable souvenir. tu
étais incapable d’autorité et encore moins d'autoritarisme. L'échange et la
concertation étaient au cœur de ta démarche autant humaine que
professionnelle. A la relation hiérarchique tu préférais nettement la
poétique de la relation fondée sur une esthétique de la fraternité. II
y'avait en toi une telle mitoyenneté humaine et un tel mépris des préjugés
que ton absence est déjà durement ressenti par tous. A l'instar de ton aîné
feu Wahib, tu avais l'Algérie au cœur et aux tripes. Sabri, Hakim, Hocine,
Fouzia, Fatiha, Djamel, Smail, Nori, Rachid, Hamid, Ammar, Abdelatif,
Farida, Kheira, Ahmed, Mourad et j.'en oublie pardonnez-moi auraient pu
parler de toi. Avec coeur et certainement avec plus de talent. S'ils le
permettent, ces quelques mots sont aussi d'eux pour toi. Je voudrais dire à
ton épouse et à tes filles, Amina et Wahiba, qu'elles ne seront jamais
seules. Que nous sommes là. Et qu'elles sont parmi nous, pour toujours.
Un Ami
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